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La Distillation

La distillation est entièrement réalisée sur l'exploitation. A l'aide d'un alambic de 300L en inox, les huiles essentielles et les hydrolats sont extraits des plantes récoltées sur place, par extraction à la vapeur d'eau. Cette extraction nécessite beaucoup de douceur pour ne pas détruire les principes actifs et également la maîtrise du moment de la récolte, du stade de récolte, du temps de distillation, et encore d'autres éléments rendant l’apparition des huiles dans l'essencier encore plus magique.

Petite explication sur l'origine des huiles essentielles :

L'essence est une substance aromatique naturelle que sécrète une plante et qu'elle stocke sous forme liquide dans ses organes producteurs. Ces essences sont élaborées par certaines cellules de la plante, capables de capter l'energie solaire (les cellules chlorophylliennes) et de la convertir en molécules très volatiles, à haut potentiel énergétique. Les concentrations en essences dans une plante donnée dépend donc fortement de l'intensité lumineuse et par là même de la météo : on comprend là l'importance du moment de la récolte des plantes !
Ces essences ont une composition biochimique variable en fonction de la partie productrice de la plante considérée. Deux voies de biosynthèse sont identifiées dans les plantes comme étant à l'origine des essences : la voie des terpénoïdes (la plus connue et la plus représentative) et la voie des phenylpropanoïdes.

L'huile essentielle est le produit pur, naturel et total de l'extraction de l'essence dans la plante pat distillation à la vapeur d'eau : l'huile essentielle, c'est l'essence distillée. Les deux n'ont pas les mêmes caractéristiques biochimiques, du fait d'abord des modifications engendrées par la distillation. Par exemple, dans la camomille allemande (Matricaria recutita), les essences présentes dans la plante sont la matricine et l'artabsine et dans l'huile essentielle, al combinaison des deux essences lors de la distillation provoque l'apparition de chamazulène, molécule thérapeutiquement intéressante.
De plus, si l'huile essentielle contient la plupart des molécules contenues dans l'essence produite par la plante, elle contient également des petites molécules issues du métabolisme général de la plante, qui ne se retrouve pas dans l'essence. C'est tout ce mélange qui détermine le spectre d'utilisation de chaque huile essentielle.

Les composants aromatiques d'une plante ne sont pas immuables : ils varient en fonction de divers éléments comme : l'ensoleillement, la nature et les composants du sol, le stade de développement de la plante ... Ainsi, deux plantes identiques peuvent sécréter des essnces dont les différences sont plus ou moins importantes. Pour différencier les huiles essentielles extraites de chacune de ces plantes, on parle de "chémotype" mot dérivé de "chimio-type" signifiant "type chimique". Le chémotype est la composition chimique de l'huile considérée. Les différences peuvent être importantes et modifier les propriétés biologiques de l'huile essentielle : c'est la raison pour laquelle les chémotypes doivent être bien identifiés. Toutes les huiles essentielles Essencialis sont chémotypées par le laboratoire Pyrénessences Analyses dans l'Aude.

La distillation :

La distillation des plantes aromatiques est un procédé d'entraînement des substances à la vapeur d'eau. Elle consiste à faire monter les plantes (ou parties de plantes) en température (entre 80 et 95°C), à entraîner et récueillir une fraction légère appelée "huiles essentielles" et une partie plus dense, les "hydrolats" ou "eaux florales".
Ce procédé utilise la différence de volatilité des molécules : capacité d'évaporation que possèdent certaines molécules, lorsqu'elles atteignent leur "point d'ébullition". Ce dernier est spécifique et constant chez chaque molécule. Ainsi en chauffant lentement et doucement les plantes, on peut extraire les différents constituants de la plante, les plus volatils ayant un point d'ébullition inférieur aux moins volatils. Ainsi, lors de la distillation, il sera possible d'extraire les molécules aromatiques constituant les huiles essentielles (non solubles dans l'eau) mais aussi les molécules solubles dans l'eau (les hydrolats et eaux florales).
La réfrigération par le passage dans la cuve de refroidissement (ou condenseur) va ensuite permettre la condensation des vapeurs en liquide et lors de l'étape finale, l'essencier va permettre la séparation par la densité des huiles essentielles (plus légères) des hydrolats (plus lourds).

                   l'alambic de l'exploitation en inox  séparation dans l'essencier des huiles essentielles et des hydrolats

 L'alambic de l'exploitation est en inox de qualité alimentaire, ce qui a l'avantage de réserver certains constituants, de ne pas altérer la couleur et de présenter une inocuité parfaite.

 La distillation nécessite une maîtrise importante de la part de l'opérateur, tant pour la récolte au stade optimal que pour la définition de la durée de distillation, la répartition des plantes récoltées dans la cuve, la qualité de la vapeur, la température, ... Une distillation douce, seule à garantir la qualité des huiles essentielles et des hydrolats, nécessite :
- une eau de qualité
- d'être suffisamment longue pour extraire toutes les fractions de molécules constituant les huiles essentielles : les molécules de tête (celles qui sortent en premier), les molécules de coeur et celles de queues (les plus longues à être extraites)
- de respecter les températures d'ébullition des molécules recherchées
- d'être réalisée avec une pression la plus basse possible,

et bien sûr, la qualité de la plante, le mode de production, le stade et le mode de récolte et la disposition dans la cuve sont des critères en amont de la distillation qui sont fondamentaux.


Sources (à vous procurer si vous voulez en savoir plus !) :

1. Faucon M. Traité d'aromathérapie scientifique et médicale. Sang de la Terre, 2015.
2. Franchomme P., Jollois R., Pénoël D. L'aromathérapie exactement, encyclopédie de l'utilisation thérapeutique des extraits aromatiques. Roger Jollois, 2001.